Le pape François et le cardinal Sarah. Source image:

À propos de la polémique autour du livre du cardinal Sarah

En attendant de publier un article sur le fond de la question soulevée par le cardinal Sarah et le pape émérite Benoît XVI, qui est celle du célibat sacerdotal, j’aimerais proposer un commentaire à une chronique du théologien Jocelyn Girard, professeur à l’Institut de Formation Théologique et Pastorale de Chicoutimi, publiée sur le site Présence-Info.ca

Dans cet article, M. Girard relate le parcours du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pour lequel il exprime une opinion du personnage qui lui appartient et que je n’ai pas l’intention de commenter. 

Il y a cependant une phrase, dans cette chronique, qui m’a fait tiquer, et c’est lorsque l’auteur affirme que Robert Sarah “fait le jeu d’un colonialisme dogmatique qui s’impose aux jeunes Églises à l’inverse de l’important effort d’inculturation de l’Évangile et de la décentralisation de l’Église qu’il faut mener pour que celle-ci poursuive sa marche dans le XXIe siècle”.

Je pense humblement que la phrase prend une tournure moderniste, alors que la décentralisation et l’inculturation de l’Évangile ne relèvent aucunement d’une allégeance moderniste, mais plutôt d’un retour aux sources, à l’identité propre de l’Église universelle. Cette conception de l’Église telle que vue par le chroniqueur (et par le pape!) est celle de l’époque préconstantinienne, une époque authentiquement apostolique et évangélique. Tout ce que je lis du pape François est un appel à ce retour à la source, en ligne avec le concile Vatican II. 

Le modernisme, ça fait peur aux gens, et M. Girard devrait éviter ces tournures de phrases s’il veut garder l’écoute attentive des lecteurs plus traditionalistes.

L’Évangile et l’apostolat des baptisés, incluant les laïcs, c’est ça, l’avenir de notre Église (selon moi). Mieux vaudrait éviter les positions polarisantes et suivre les pas du pape Argentin en promouvant l’unité, qui ne pourra se réaliser sans une conversion pastorale et une prise de conscience que l’Église n’existe essentiellement que pour évangéliser (Paul VI, Evangelii Nuntiandi, no. 14)

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