Dignitas Personae

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Le respect de la dignité de la personne humaine dès la fécondation et le caractère sacré de la sexualité humaine et du mariage sont les deux critères sur lesquels l’Église appuie son analyse des nouvelles questions relatives aux avancées technologiques et de la science médicale.

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Description

Au tournant du XXIe siècle, de nouvelles technologies permettent aux couples stériles de soulager leur souffrance de ne pas avoir d’enfants. Les deuxième et troisième chapitre de l’Instruction Dignitas Personae abordent en détail des questions précises soulevées par le développement récent de certaines « solutions » de traitement de l’infertilité. Mais ce sont les aspects anthropologiques, théologiques et éthiques de la vie et de la procréation humaine décrits au premier chapitre qui ont retenu notre attention :

« En ce qui concerne le traitement de l’infertilité, les nouvelles technologies médicales doivent respecter trois valeurs fondamentales : a) le droit à la vie et à l’intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu’à la mort naturelle ; b) l’unité du mariage qui implique le respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre ; c) les valeurs spécifiquement humaines de la sexualité, qui exigent que la procréation d’une personne humaine doit être poursuivie comme le fruit de l’acte conjugal spécifique de l’amour des époux[1] ».

Le droit à la vie et à l’intégrité physique

Dignitas Personae, comme son titre l’indique, rappelle que « l’embryon humain a, dès le commencement, la dignité propre à la personne[2] ». La personne humaine est certes composée d’une dimension biologique hautement digne de respect, mais elle est aussi image du Christ et image de Dieu, qui lui confère une valeur inviolable : « Le Christ n’a pas dédaigné le corps ; il en a pleinement révélé le sens et la valeur : en réalité, le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe Incarné[3] ».  Par le simple fait qu’il existe, la vie de chaque être humain doit, par conséquent, être pleinement respectée, car l’homme « a une vocation éternelle et est appelé à communiquer l’amour trinitaire du Dieu vivant ».[4]

La procréation d’une personne humaine doit être poursuivie comme le fruit conjugal spécifique des époux

Le mariage chrétien élève et sanctifie cette institution universelle et naturelle du mariage en la rendant participante au plan divin de la Création : « L’Esprit Saint répandu au cours de la célébration sacramentelle remet aux époux chrétiens le don d’une communion nouvelle, communion d’amour, image vivante et réelle de l’unité tout à fait singulière qui fait de l’Église l’indivisible Corps mystique du Christ[5] ». En définitive, « l’unité du mariage implique le respect mutuel du droit des conjoints à devenir père et mère seulement l’un à travers l’autre[6] » ; la transmission de la vie humaine vraiment conforme à la morale et au plan de Dieu n’est possible que dans le cadre du don mutuel de soi que réalise la fécondité de l’amour conjugal.

Conclusion

Le respect de la dignité de la personne humaine dès la fécondation et le caractère sacré de la sexualité humaine et du mariage sont les deux critères sur lesquels s’appuient l’analyse des nouvelles questions relatives aux avancées technologiques et de la science médicale. L’Église témoigne de sa sollicitude envers la souffrance des couples stériles et elle déclare à nouveau qu’il « serait souhaitable d’encourager, de promouvoir et de faciliter, avec des mesures appropriées, la procédure d’adoption des nombreux orphelins qui ont besoin d’un foyer domestique pour leur adéquate croissance[7] ».

« Une partie non-négligeable des cas d’infécondité qui se présentent au médecin, chez la femme comme chez l’homme, pourraient en fait être évités, si la vertu de chasteté était vécue plus fidèlement, si les sujets adoptaient un style de vie plus sain, et si les facteurs de risque aux niveaux professionnels, alimentaire, pharmacologique et écologique étaient limités »[8].

L’enseignement de l’Église est fondé « sur la reconnaissance et sur la promotion des dons que le Créateur a donnés à l’homme, tels que la vie, la connaissance, la liberté et l’amour[9] ». Il est injuste que l’opinion publique en général, soutenue par la plupart des médias, tourne un enseignement en faveur de la vie en un enseignement contre des avancées techniques qui ne tiennent pas compte de toute la personne humaine et hiérarchisent la valeur de la vie humaine en fonction de leur phase de développement ou qui discriminent et mettent en danger la vie d’êtres humains qui présenteraient un « défaut » de développement. Tous les dons reçus du Créateur doivent évidemment être ordonnés au Bien, puisqu’ils proviennent du Bien. On ne peut faire ce qu’on veut d’un don qu’on reçoit. Il faut le traiter avec bienveillance et autant de respect qu’on puisse avoir envers celui qui nous le fait. C’est peut-être là la source de bien des problèmes d’ordre bioéthique : nos sociétés semblent avoir perdu le respect envers Dieu, Source éternelle de Vie et d’Amour.

[1] Ibid., no. 36.

[2] Ibid., no. 5.

[3] CONCILE ŒCUMÉNIQUE VATICAN II, Const. past. Gaudium et Spes, no. 22 ; in CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI. Dignitas Personae… no. 7

[4] Dignitas Personae, no. 8.

[5] SAINT JEAN-PAUL II, Exhortation apostolique post-synodale « Familiaris Consortio », 1981, no. 19.

[6] Dignitas Personae, no. 12.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

[9] Ibid., no. 36.

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